Nombreux sont ceux qui pensent que certains ont des secrets pour l’alimentation de leurs oiseaux. Moi je n’y crois pas. Je pense plutôt que certains savent faire les choses comme d’autres ne le feront jamais. Amener un oiseau, un couple d’oiseaux en forme optimale jusqu’au printemps c’est là tout le problème. Certains ne commencent vraiment à s’intéresser à leurs oiseaux qu’au printemps. Ils ont bien peu de chances d’avoir de bons résultats. La santé d’un oiseau indigène se « construit » durant l’hiver. C’est encore bien plus vrai pour certaines espèces sensibles comme le chardonneret et le bouvreuil. Les oiseaux de ces deux espèces qui passent leur premier hiver doivent être surveillés de jour en jour par l’éleveur consciencieux.
Je lis beaucoup de choses sur des mélanges miracles, des proportions idéales, moi, je crois plutôt qu’il y a une façon de nourrir les oiseaux. Certains placent dans leurs boxes ou volières des mangeoires pouvant contenir de la nourriture pour une semaine entière. Rien de plus mauvais, à mon avis. Nos oiseaux doivent ne pas avoir le choix, et en leur donnant une petite ration journalière, nous les obligerons à manger de tout. Pour l’instant, mes chardonnerets et pinsons sont détenus par petits groupes dans mes différents boxes d’élevage. Ils reçoivent une ration de petit tournesol noir dans un plateau et une autre ration de mélange tarins chardonnerets d’une firme belge réputée. Chaque soir, je souffle le contenu des deux plateaux pour évaluer s’ils ont totalement mangé leur ration. Avec un peu d’habitude, la bonne ration est aisément trouvée. C’est la deuxième année que j’emploie du petit tournesol noir et je ne remarque pas d’engraissement chez mes oiseaux. Un éleveur m’a dit qu’à son avis, le tournesol noir liquéfiait les fientes de ses chardonnerets. Je dois avouer que je n’ai pas encore rencontré ce problème. Mais, mon tournesol noir m’a été fourni par un éleveur italien et a été récolté en fin d’été 2006. Car souvent le problème avec les graines que nous trouvons chez nos détaillants, c'est qu'elles n'ont aucune chance d’avoir cette fraîcheur très importante pour leur contenance en vitamines.
Au delà d’un bon mélange, il nous faut donner aussi à nos oiseaux de quoi le digérer. Car nos oiseaux n'ont pas notre capacité de digestion. Comme les poules ils sont donc obligés d'ingérer des cailloux qui feront office de moulin pour réduire les aliments ingérés. Dans la nature, ils ont tout le loisir de choisir les petites pierres qui seront les plus efficaces pour faire ce travail. Les tendeurs et les vieux détenteurs d'oiseaux négligeaient souvent cet aspect pourtant primordial de l'alimentation. Mon beau-père et d'autres ont toujours détenu des oiseaux et leur ont toujours donné du sable de rhin comme fond de cage. Mais ils avaient la "chance" de pouvoir se réapprovissionner en nouveaux sujets chaque automne. Nous devons maintenant pratiquer d'une toute autre manière pour garder nos amis en bonne santé durant de nombreuses années. Le sable et les cailloux de rivière sont tout à fait inadéquats pour l'usage que doivent en faire nos protégés. Il est certain que faute de mieux, ils en ingèreront des quantités, à la limite plus que de raison et ce qui pourraient finalement leur nuire plus que de leur faire du bien. Les cailloux de fond de rivière, ont roulé pendant des années et des années et ont perdu toute leur intéressante rugosité. Chez nos grainetiers, on trouve de très bons mélanges de grit avec ou sans charbon de bois incorporé. Mais la caractéristique de tous ces "grits" est d'être constitué d'une majorité de caillous taillants, aptes à moudre les aliments. Sur le point du charbon de bois, je dirais seulement ceci, point trop n'en faut. Il peut être intéressant et efficace, mais il est aussi un "racleur" aveugle des bonnes et mauvaises bactéries qui sont présentes dans les intestins de nos oiseaux. Je préfère donc un emploi curatif, que continu. Donc j'utilise des grits de différentes marques et surtout d'aspects différents. De temps à autre je place également une brique d'argile pour colombidés. Les oiseaux y picorent allègrement.
Maintenant, je vais vous donner mon meilleur TRUC. Wouah, incroyable un éleveur qui accepte de donner SON truc. Arrêtons de rigoler, il ment, pense déjà certains....
Soyons sérieux et réfléchissons. Comment nos oiseaux passent-ils du stade "bonne santé" à "problèmes intestinaux divers".
Le métabolisme de nos oiseaux indigènes ne diffèrent que très peu des canaris. Pourtant, si beaucoup sont capables de garder des canaris durant des années, peu d'éleveurs parviennent à garder en vie ou à se faire reproduire des années de suite des indigènes. Pourquoi? Qu'est-ce qui différencie les canaris de la plupart de nos indigènes. POUR MOI, c'est la gestion de leurs EMOTIONS...
Les mêmes vont penser, il débloque à fond de balle (E matto delle gare (in Italiano)). Les oiseaux, les animaux n'ont pas d'émotions... Eh bien pour moi: SI.
Un autre terme pour le désigner est : STRESS..et c'est pour moi le plus grand vecteur de maladies de nos amis ailés.
Comment parvenir à ne pas stresser nos oiseaux :
-Etre calme lors des allées et venues dans leur local.
-Ne pas les attraper dans leurs cages sans raison.
-Ne pas continuellement changer les groupes d'oiseaux. Ce point est très important, car beaucoup pensent que le fait de les placer avec d'autres individus rend parfois malades les oiseaux par le fait des microbes ou bactéries apportés par les autres oiseaux, moi je pense que dans chaque groupe se crée une hiérarchie de cohabitation. Et qu'il est suffisant de perturber cette bonne entente dans le groupe pour lancer un ou plusieurs oiseaux en crise de stress (aussitôt suivie par une crise de coccidiose ou pire).
Par exemple, vous avez un groupe de jeunes chardonnerets 2006 (avec 2 ou 3 mâles 2006 ) dans un box. Ils sont ensemble depuis deux mois sans aucun problème. Vous devez avoir remarqué qu'un des jeunes est le dominant du groupe, il dort toujours là où il a envie, il va manger s'il le désire et les autres l'acceptent comme tel. Maintenant prenez un autre dominant d'un autre box et placez le dans le box, si vous n'y prenez pas garde, un des deux partira en crise quasi certainement...
-Donc moi si je dois changer quelque chose à l'ordre établi, je remets tout le monde au même niveau. Comment? Nouvelle cohabitation dans un nouvel environnement pour tout le monde à la fois, + de quoi occuper tout le monde pour ne pas déprimer, donc ajout dans le nouveau box de branchages pleins de jeunes bourgeons, ou des nouvelles branches d'onagre, du millet en grappe, des pommes et le nec plus ultra: un bain auquel j'additionne une bonne ration de vinaigre de pomme (comme antifongicide).
-Comme je suis dans un bon jour, je vais vous donner encore un plus gros TRUC, mon meilleur médicament... Le seul vraiment efficace, ...
ESB,Baytril, Baycox, Ornici, orniçà,....rien de tout cela.
LE méga médicament: L'eau de boisson ou plutôt , comment je donne l'eau de boisson à mes oiseaux....Car POUR MOI,(de nouveau) la plupart des maladies de nos oiseaux se PARTAGE dans la bouteille d'eau.... Laver la tous les jours, une fois, 2 fois, je m'en fous (ME NE FREGA per Renato), à la limite je dirais que cela ne sert à rien, il y aura toujours échange au seul endroit qui est fréquenté par tous nos oiseaux dans la même journée. Les maladies, nos oiseaux vont très très souvent les chercher dans l'eau. Depuis maintenant des années, j'ai abandonné les fontaines pour les remplacer par les biberons pour lapins, cobayes,... Je me demande d'ailleurs pourquoi on ne les vends pas également comme articles à l'usage pour nos amis, car dans la nature, les jours de pluie, ils boivent de cette façon aux feuilles des arbres sans devoir descendre à la mare ou la rivière. Il suffit de maximum 2 jours pour qu'un nouvel hôte de l'élevage trouve le truc par imitation. A la limite, je crois qu'ils comprennent plus vite ce système que de trouver l'emplacement d'une bouteille normale.
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